A la Fête des Lumières à Lyon
La galerie Terre des Arts organise à l’hotel La Cour des Loges, dans le vieux Lyon, une exposition de peintres de qualité et des toiles d’Alexandre Pineau y sont présentées.
Add comment décembre 1st, 2006
Artiste Peintre (1893 - 1970)
La galerie Terre des Arts organise à l’hotel La Cour des Loges, dans le vieux Lyon, une exposition de peintres de qualité et des toiles d’Alexandre Pineau y sont présentées.
Add comment décembre 1st, 2006
La galerie Terre des Arts organise une exposition de quatre peintres sur le thème de la Musique:
ENGEL, GUILLEMARD, PINEAU et VECU
Vernissage le 15 Novembre 2006 à partir de 18H, ambiance musicale.
Exposition du 15 au 30 Novembre 2006:
du Lundi au Vendredi de 10H30 à 12H30 et de 14H à 19H30, les Samedi et Dimanche de 14H à 19H30
Cocktails les Vendredis, Samedis et Dimanches 34 rue Pérignon - 75015 PARIS
Add comment novembre 12th, 2006
La galerie Terre des Arts organise une exposition d’oeuvres de différents peintres à l’Hotel Burdigala du 9 au 13 Novembre 2006. Des oeuvres d’Alexandre Pineau y sont présentées.
Salon Conseil de 11H à 19H30 sans interruption
115 rue Georges Bonnac - 33000 BORDEAUX
Add comment novembre 12th, 2006
Fondation TAYLOR
1 rue la Bruyère, 75009 Paris
Du 7 au 30 septembre,
Atelier 4ème étage
De 13h à 19h sauf dimanche et lundi
Alexandre PINEAU
Loin des mondanités, des fastes de la mode et des frasques de la richesse, Alexandre Pineau a toujours préféré s’intéresser à l’autre côté du miroir. Au quotidien des humbles, à l’univers des gens simples, à cette triste vérité qui jalonne le parcours des masses laborieuses.
Pour autant, il n’a jamais sombré dans le misérabilisme préférant la tendresse et la mélancolie de la rue.
Au cours de la première moitié du XXème siècle, dans une atmosphère un peu surréelle, il se plaisait à peindre avec un caractère naïf et un côté suranné, les difficultés et les bonheurs d’une vie pas tout à fait miséreuse. Les bohémiens, les musiciens et le cirque, ont toujours été au centre des préoccupations picturales de cet artiste qui s’est inscrit dans le mouvement populiste des années trente. Mais avec un charme étrange dû au climat entretenu d’un jeu de couleurs à la fois tendres et soutenues. Alexandre Pineau aimait à représenter les petites gens avec simplicité et son œuvre est à l’image de ce peintre qui fut victime de sa discrétion.
Un artiste à redécouvrir.
Thierry SZNYTKA
Arts Actualités Magazine
Add comment septembre 27th, 2006
Fondation TAYLOR
1 rue la Bruyère, 75009 Paris
Du 7 au 30 septembre,
Atelier 4ème étage
De 13h à 19h sauf dimanche et lundi
La foule joyeuse des vacances, des moments heureux en famille bercés par les orphéons où tout n’est que liberté et détente, Alexandre Pineau excellait à les faire revivre sur la toile avec une belle fraîcheur d’inspiration. Son oeuvre parcourue d’humanité reflète une attention à l’autre ; elle est la mémoire d’un temps révolu où la vie, souvent difficile, n’empêchait pas les fêtes simples.
Alexandre Pineau s’intéressait aussi aux rues animées, à la banlieue, faisait vivre des clowns, évoquait des routes sur lesquelles circulaient des roulottes chaotiques ; tout un univers teinté de populisme qui obéissait également à sa réalité picturale. Ses compositions, bien loin du cliché, nous touchent car elles sont sous-tendues de tendresse. Ce peintre généreux a consacré une partie de son temps aux autres : durant 40 ans il a oeuvré au sein de la Fondation Taylor dont il a été le secrétaire général de 1950 à 1970. Chacune de ses toiles se lit comme un poème, réalisée en une écriture exempte de détails superflus et où la couleur esquisse la forme. Parfois une maladresse voulue le rapproche de l’art naïf. On devine son bonheur à travailler une matière nourrie, oscillant entre les gris raffinés et les ocres foncés, pour évoquer les jours d’hiver et les tons lumineux d’une palette qui chante les rouges, les jaunes ardents, les bleus des mois d’été. Issue d’un travail mûri et témoin d’un talent authentique, cette oeuvre nous arrive comme une bouffée d’air frais.
Nicole Lamothe
Univers des Arts
Add comment septembre 25th, 2006
Les peintures d’Alexandre Pineau m’évoquent cette simplicité pleine d’intelligence qui nous permet de nous sentir contemporains d’une époque révolue.
On sent un homme profond et léger qui s’interroge sur le but de la vie. Les saltimbanques nous parlent de légéreté et cependant sont porteurs de cette capacité de se dépasser ; le peintre est le relais de ces hommes de l’exploit aux répétitions exigeantes qui offre un fragment d’impossible.
Et puis il nous raconte les champs de course, le billard, récréations de ces hommes des années 60, sorties en vogue un brin « canailles ».
La peinture d’Alexandre Pineau appelle à la vie, il observe ses contemporains et nous retrace les
événements de cette société en pleine évolution technologique : l’automobile, les tours de la défense pointent tandis que le passage à niveau rappelle un autre monde.
Où va-t-on ? Sa peinture parle des contrastes : un clown triste en suspension et seul, le dernier voyage en corbillard où seul le chien suit le cortège. Il ose tous les regards, chaque peinture raconte plusieurs histoires, celles de vies, sous des aspects simples ; elles foisonnent d’interrogations : la joie, la tristesse, la vie, la mort, le matériel, le spirituel.
Une vie pleine.
Merci, Monsieur Alexandre Pineau.
Annie Tardos
Add comment septembre 24th, 2006
Vernissage le jeudi 7 septembre de 17h à 21 h; exposition du 8 au 30 septembre 2006 de 13h à 19h ; RDC et 4ème étage; fermé dimanche et lundi.
http://www.fondationtaylor.com
Add comment août 26th, 2006

L’œuvre d’Alexandre Pineau se situe aux frontières d’une certaine forme de l’expressionisme et du populisme, tel qu’on le concevait dans les années 30. Sous les apparences d’une réalité tragique, il nous emmène au delà de l’œuvre peinte, derrière la toile, dans les « coulisses » et nous y fait découvrir la vérité. Une triste vérité où règnent à la fois la tendresse et la brutalité (ou l’indifférence) l’humour ou la douleur, l’exubérance ou la mélancolie ; tous ces sentiments contradictoires qui sont le lot des humbles, des « pas gâtés » par la vie.
Le peintre a su garder la fraîcheur de vision d’un naïf, servie par du métier. La fête foraine, le petit cirque sont les sujets fréquents de ses toiles. Les attitudes des personnages sont toutes naturelles, mais si bien mises en évidence, qu’elles paraissent poussées jusqu’à la caricature. Et quel humour dans certaines scènes, et quelle intuition du merveilleux et de la misère qui habille le cœur du « paillasse ». Sa peinture est surtout « un moyen de raconter », un « art qui le dispense d’écrire ». On peut donc être aussi sensible au récit de Pineau à travers sa peinture qu’à la peinture elle-même.
Il nous raconte les gens des cirques ambulants, les bohémiens, les musiciens de l’orphéon, il le fait avec assez de modestie pour que nous n’éprouvions pas le besoin d’aller au delà de ce récit, avec une suffisante fraternelle sympathie envers ses personnages pour que nous puissions nous laisser simplement émouvoir par eux, par leurs gestes, par leurs visages et par les humbles décors et les objets sans richesse de leur existence.
Il peint le petit peuple de la banlieue, le monde des gens du voyage, ceux qui partent on ne sait où, mais arrivent quelque part sans doute, dans un endroit misérable peut être, mais où ils vont semer la joie, le rire, chez leurs frères, les petites gens des « fortifs » où ils s’arrêtent. Tout cela pourrait sembler dérisoire, miséreux, voire sordide. Il n’en est rien, le couple d’amoureux qui passe, le chien qui suit en frétillant de la queue, l’home qui pousse la carriole sous la pluie, le clown musicien qui ne peut être que triste, tous ceux là sont campés avec simplicité. Ils sont pleins d’allures dans leur modestie. Il aime aussi les courses arrière –moto, le Strasbourg-Paris, les courses de chevaux. La peinture de Pineau, c’est encore une parcelle de ce Paris insolite que l’on ne connaît plus que par les livres ou le cinéma.
Son œuvre est donc particulièrement émouvante, mais elle ne doit pas son charme uniquement à sa poignante poésie. Alexandre Pineau est un assembleur de tons délicats et, à côté de quelques couleurs vives chante le jeu varié des gris. Les couleurs de Pineau sont nettes, sa composition claire et optimiste malgré la misère ou la pauvreté des personnages et des décors. Tachées souvent de couleurs presque acides sous des ciels ténébreux et lourds de nuages –les gris sont raffinés et leurs nuances subtiles –toutes ses toiles sont empreintes de poésie, d’humour aussi.
Populiste, Alexandre Pineau le fut dès le premier jour où ce mouvement de la pensée prit forme et que résumait ainsi le peintre Truchet dans la préface du premier Salon Populiste en 1932 : « Nous allons vers ce qui est humain, ce qui vit, ce qui souffre ». On conçoit donc aisément qu’Alexandre Pineau, poussé par sa générosité instinctive, devait apporter sa pierre à cet édifice nouveau.
Add comment août 26th, 2006
Avant d’être un jeu télévisé à succès, la roue de la fortune est un thème qui a traversé les âges pour évoquer la bonne ou la mauvaise fortune, la chance ou la malchance, le destin, la vie avec ses bons et ses mauvais moments. Alexandre Pineau était très sensible à la succession des bons et des mauvais coups du sort, des hauts et des bas de la vie jusqu’au moment ultime de la mort. Balzac écrivait sur les « Splendeurs et misères des courtisanes », les « Illusions perdues », Alexandre Pineau les peignait. Il s’intéressait à la comédie humaine avec une pointe d’ironie, de l’humour mais aussi une certaine bienveillance.
Dans la plupart des œuvres du peintre, le thème de la roue associé à un moment heureux ou malheureux de la vie apparaît comme une évidence. La vie se déroule comme une succession de choix, le mouvement apporte la nouveauté et la répétition.
Le manège tourne sur lui-même avec les enfants, les chevaux ou le clown. La nostalgie des jeunes années n’est pas loin. Le moulin rose du divertissement accompagne le vent de la mode mais ne bouge pas et le violoniste, l’artiste, est bien seul. Les carrioles et les charrettes dont les roues permettent de parcourir une partie du chemin de la vie à travers les activités du quotidien sont légion. Il faut se résoudre aux difficultés de chaque jour.
Les cyclistes traversent les campagnes pour remporter une victoire ou subir une défaite, un train ramène les vainqueurs de la guerre. La fanfare avec ses instruments aux pavillons circulaires rythme les fêtes. Après son entraînement dans le manège, le cheval de course fait et défait les fortunes des parieurs. Se battre, gagner ou perdre mais avancer malgré les obstacles c’est le quotidien de chacun avec plus ou moins de succès, plus ou moins de bruit, de publicité.
Le cirque et sa piste ronde voient passer les jongleurs et autres artistes au nez rouge dont les voyages sur les routes ne permettent pas de faire fortune. Le guéridon ou la table ronde accueillent des objets symboliques, réunissent des personnages aux prises avec le destin. Un halo lumineux éclaire la scène du billard, encore un jeu, une compétition. Les épées du duel symbolisent la confrontation de deux destins. La vie est décidément un combat. Le corbillard souligne le terme du parcours individuel, de la fortune personnelle.
Alexandre Pineau savait certainement apprécier les moments de bonheur en ayant toujours un œil sur les revers de fortune et il avait compris que pour chaque être humain la roue tourne avec le temps qui passe. Grâce à la roue, au cercle, il exprimait cette succession de moments qui semblent se répéter à travers les existences humaines avec un sens de la distance mais aussi une certaine compassion.
Christophe Pavie
Add comment août 21st, 2006