Archive for septembre, 2006

Alexandre Pineau peintre 1893 -1970

Fondation TAYLOR
1 rue la Bruyère, 75009 Paris
Du 7 au 30 septembre,
Atelier 4ème étage
De 13h à 19h sauf dimanche et lundi

La foule joyeuse des vacances, des moments heureux en famille bercés par les orphéons où tout n’est que liberté et détente, Alexandre Pineau excellait à les faire revivre sur la toile avec une belle fraîcheur d’inspiration. Son oeuvre parcourue d’humanité reflète une attention à l’autre ; elle est la mémoire d’un temps révolu où la vie, souvent difficile, n’empêchait pas les fêtes simples.

Alexandre Pineau s’intéressait aussi aux rues animées, à la banlieue, faisait vivre des clowns, évoquait des routes sur lesquelles circulaient des roulottes chaotiques ; tout un univers teinté de populisme qui obéissait également à sa réalité picturale. Ses compositions, bien loin du cliché, nous touchent car elles sont sous-tendues de tendresse. Ce peintre généreux a consacré une partie de son temps aux autres : durant 40 ans il a oeuvré au sein de la Fondation Taylor dont il a été le secrétaire général de 1950 à 1970. Chacune de ses toiles se lit comme un poème, réalisée en une écriture exempte de détails superflus et où la couleur esquisse la forme. Parfois une maladresse voulue le rapproche de l’art naïf. On devine son bonheur à travailler une matière nourrie, oscillant entre les gris raffinés et les ocres foncés, pour évoquer les jours d’hiver et les tons lumineux d’une palette qui chante les rouges, les jaunes ardents, les bleus des mois d’été. Issue d’un travail mûri et témoin d’un talent authentique, cette oeuvre nous arrive comme une bouffée d’air frais.

Nicole Lamothe
Univers des Arts

Add comment septembre 25th, 2006

Impressions d’une comédienne

Les peintures d’Alexandre Pineau m’évoquent cette simplicité pleine d’intelligence qui nous permet de nous sentir contemporains d’une époque révolue.

On sent un homme profond et léger qui s’interroge sur le but de la vie. Les saltimbanques nous parlent de légéreté et cependant sont porteurs de cette capacité de se dépasser ; le peintre est le relais de ces hommes de l’exploit aux répétitions exigeantes qui offre un fragment d’impossible.

Et puis il nous raconte les champs de course, le billard, récréations de ces hommes des années 60, sorties en vogue un brin « canailles ».

La peinture d’Alexandre Pineau appelle à la vie, il observe ses contemporains et nous retrace les
événements de cette société en pleine évolution technologique : l’automobile, les tours de la défense pointent tandis que le passage à niveau rappelle un autre monde.

Où va-t-on ? Sa peinture parle des contrastes : un clown triste en suspension et seul, le dernier voyage en corbillard où seul le chien suit le cortège. Il ose tous les regards, chaque peinture raconte plusieurs histoires, celles de vies, sous des aspects simples ; elles foisonnent d’interrogations : la joie, la tristesse, la vie, la mort, le matériel, le spirituel.

Une vie pleine.

Merci, Monsieur Alexandre Pineau.

Annie Tardos

Add comment septembre 24th, 2006


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