Les peintures d’Alexandre Pineau m’évoquent cette simplicité pleine d’intelligence qui nous permet de nous sentir contemporains d’une époque révolue.

On sent un homme profond et léger qui s’interroge sur le but de la vie. Les saltimbanques nous parlent de légéreté et cependant sont porteurs de cette capacité de se dépasser; le peintre est le relais de ces hommes de l’exploit aux répétitions exigeantes qui offre un fragment d’impossible.

Et puis il nous raconte les champs de course, le billard, récréations de ces hommes des années 60, sorties en vogue un brin « canailles ».

La peinture d’Alexandre Pineau appelle à la vie, il observe ses contemporains et nous retrace les événements de cette société en pleine évolution technologique : l’automobile, les tours de la défense pointent tandis que le passage à niveau rappelle un autre monde.

Où va-t-on ? Sa peinture parle des contrastes : un clown triste en suspension et seul, le dernier voyage en corbillard où seul le chien suit le cortège. Il ose tous les regards, chaque peinture raconte plusieurs histoires, celles de vies, sous des aspects simples ; elles foisonnent d’interrogations : la joie, la tristesse, la vie, la mort, le matériel, le spirituel.

Une vie pleine.

Merci, Monsieur Alexandre Pineau.

Annie TardosImpressions of an actress
September 25, 2006
To me, Alexandre Pineau’s paintings are candid, yet intelligent and allow me to feel like a contemporary of a bygone age.
The man is profound, yet casual, and he questions the purpose of life. Circus performers embody weightlessness and have the desire to outperform each other. The artist is a witness to those dare-devil men who, after demanding rehearsals, provide us with a true miracle.
He portrays the race track, the pool room, popular pastimes for men in the sixties, trendy, although a bit “rowdy”, amusements.
Alexandre Pineau’s painting is a tribute to life. He observes his fellow men and relates the major events of this society in the midst of a technological revolution: the first automobiles, defence towers being built, with railroad crossings reminding us of another world.
Where is he leading to? His work is filled with contrasts: a sad clown all by himself or the last trip in a hearse, with only a dog following the procession. His outlook is daring, each painting tells numerous stories, the story of life in all its simplicity. His work is full of contradictions: happiness and sadness, life and death, materiality and spirituality.
A life lived to its fullest.
Thank you, Mister Alexandre Pineau.
Annie Tardos