Posts filed under 'Peinture'

Regard d’enfant

L’œuvre d’Alexandre Pineau est imprégnée, débordante de son désir d’être père, de construire une famille avec des enfants. Nous savons, grâce à sa biographie, qu’il a perdu sa première femme et un jeune enfant. Remarié, il n’en n’aura pas d’autre. Le landau  passe, roule, d’une œuvre à l’autre, c’est un élément récurrent qui se glisse discrètement dans le décor, qui passe pratiquement inaperçu. On le trouve presque dans une toile sur cinq, parfois comme une ébauche mais aussi souvent accompagné, à quelques pas, d’un ou deux enfants.

Ces enfants, justement, ils sont souvent présentés par deux, en bleu, en rouge ou rose pour signifier le petit garçon et la petite fille. L’archétype de la famille idéale. Ce sont les témoins de la vie qui défile devant leurs yeux : au café, à la gare, sur un chemin et bien entendu sur la place du village en particulier le jour où le cirque prend ses quartiers. Regardez comme ils observent le jongleur, le musicien ou encore le manège. C’est le regard sur la vie de cet enfant de sept ans qu’il a été et qu’il veut peut-être encore un peu rester, lauréat du concours de la Ville de Paris à l’Exposition Universelle.
Le cirque c’est aussi une famille et le lieu où les enfants peuvent sourire, rire et crier dans une atmosphère joyeuse. Ils donnent des couleurs à la toile, ils symbolisent aussi la découverte du monde. Un point de vue différent, une distance nécessaire pour passer les épreuves qui jalonnent tout parcours individuel ou collectif.
Alexandre Pineau a engendré une œuvre, il a également construit et fait vivre une famille dans ses toiles avec les scènes de la vie parisienne, de la vie de campagne ou encore de la vie privée comme Balzac dans ses romans.
 

Christophe Pavie  Auteur aux puf

Add comment novembre 16th, 2008

La galerie Terre des Arts à Paris expose Alexandre Pineau

La galerie Terre des Arts présente plus de 40 oeuvres d’Alexandre Pineau à partir du 20 Novembre 2008.

Ouvert du Lundi au Vendredi de 10H30 à 12H30 et de 14H à 19H30

Ouvert le Samedi et le Dimanche de 14H à 19H30

Vernissage le 20 Novembre 2008 à partir de 18H, fermeture plus tardive.

Terre des Arts

34 rue Pérignon - 75015 - PARIS

Add comment octobre 29th, 2008

Alexandre Pineau à Bordeaux

La galerie Terre des Arts organise une exposition d’oeuvres de différents peintres au Régent Grand Hotel du 7 au 11 Novembre 2008. Des oeuvres d’Alexandre Pineau y sont présentées.

 

Salon St Emilion de 11H à 19H30 sans interruption

Vernissage le 7 Novembre à 18H30

Place de la Comédie - 33000 BORDEAUX

Add comment octobre 29th, 2008

A la Fête des Lumières à Lyon

La galerie Terre des Arts organise à l’hotel La Cour des Loges, dans le vieux Lyon, une exposition de peintres de qualité et des toiles d’Alexandre Pineau y sont présentées. Hotel La Cour des Loges 

Salon Espace Affaires 6 rue du Boeuf 

69005 LYON Du 29 Novembre au 8 Décembre 2008, de 11H à 19H 

Vernissage le 29 Novembre à 18H30 (ouverture plus tardive) 

Entrée gratuite. 

Add comment octobre 29th, 2008

Alexandre Pineau peintre 1893 -1970

Fondation TAYLOR
1 rue la Bruyère, 75009 Paris
Du 7 au 30 septembre,
Atelier 4ème étage
De 13h à 19h sauf dimanche et lundi

La foule joyeuse des vacances, des moments heureux en famille bercés par les orphéons où tout n’est que liberté et détente, Alexandre Pineau excellait à les faire revivre sur la toile avec une belle fraîcheur d’inspiration. Son oeuvre parcourue d’humanité reflète une attention à l’autre ; elle est la mémoire d’un temps révolu où la vie, souvent difficile, n’empêchait pas les fêtes simples.

Alexandre Pineau s’intéressait aussi aux rues animées, à la banlieue, faisait vivre des clowns, évoquait des routes sur lesquelles circulaient des roulottes chaotiques ; tout un univers teinté de populisme qui obéissait également à sa réalité picturale. Ses compositions, bien loin du cliché, nous touchent car elles sont sous-tendues de tendresse. Ce peintre généreux a consacré une partie de son temps aux autres : durant 40 ans il a oeuvré au sein de la Fondation Taylor dont il a été le secrétaire général de 1950 à 1970. Chacune de ses toiles se lit comme un poème, réalisée en une écriture exempte de détails superflus et où la couleur esquisse la forme. Parfois une maladresse voulue le rapproche de l’art naïf. On devine son bonheur à travailler une matière nourrie, oscillant entre les gris raffinés et les ocres foncés, pour évoquer les jours d’hiver et les tons lumineux d’une palette qui chante les rouges, les jaunes ardents, les bleus des mois d’été. Issue d’un travail mûri et témoin d’un talent authentique, cette oeuvre nous arrive comme une bouffée d’air frais.

Nicole Lamothe
Univers des Arts

Add comment septembre 25th, 2006

Impressions d’une comédienne

Les peintures d’Alexandre Pineau m’évoquent cette simplicité pleine d’intelligence qui nous permet de nous sentir contemporains d’une époque révolue.

On sent un homme profond et léger qui s’interroge sur le but de la vie. Les saltimbanques nous parlent de légéreté et cependant sont porteurs de cette capacité de se dépasser ; le peintre est le relais de ces hommes de l’exploit aux répétitions exigeantes qui offre un fragment d’impossible.

Et puis il nous raconte les champs de course, le billard, récréations de ces hommes des années 60, sorties en vogue un brin « canailles ».

La peinture d’Alexandre Pineau appelle à la vie, il observe ses contemporains et nous retrace les
événements de cette société en pleine évolution technologique : l’automobile, les tours de la défense pointent tandis que le passage à niveau rappelle un autre monde.

Où va-t-on ? Sa peinture parle des contrastes : un clown triste en suspension et seul, le dernier voyage en corbillard où seul le chien suit le cortège. Il ose tous les regards, chaque peinture raconte plusieurs histoires, celles de vies, sous des aspects simples ; elles foisonnent d’interrogations : la joie, la tristesse, la vie, la mort, le matériel, le spirituel.

Une vie pleine.

Merci, Monsieur Alexandre Pineau.

Annie Tardos

Add comment septembre 24th, 2006

Alexandre Pineau, artiste peintre

alexandre-pineau.jpg

 

L’œuvre d’Alexandre Pineau se situe aux frontières d’une certaine forme de l’expressionisme et du populisme, tel qu’on le concevait dans les années 30. Sous les apparences d’une réalité tragique, il nous emmène au delà de l’œuvre peinte, derrière la toile, dans les « coulisses » et nous y fait découvrir la vérité. Une triste vérité où règnent à la fois la tendresse et la brutalité (ou l’indifférence) l’humour ou la douleur, l’exubérance ou la mélancolie ; tous ces sentiments contradictoires qui sont le lot des humbles, des « pas gâtés » par la vie.

Le peintre a su garder la fraîcheur de vision d’un naïf, servie par du métier. La fête foraine, le petit cirque sont les sujets fréquents de ses toiles. Les attitudes des personnages sont toutes naturelles, mais si bien mises en évidence, qu’elles paraissent poussées jusqu’à la caricature. Et quel humour dans certaines scènes, et quelle intuition du merveilleux et de la misère qui habille le cœur du « paillasse ». Sa peinture est surtout « un moyen de raconter », un « art qui le dispense d’écrire ». On peut donc être aussi sensible au récit de Pineau à travers sa peinture qu’à la peinture elle-même.

Il nous raconte les gens des cirques ambulants, les bohémiens, les musiciens de l’orphéon, il le fait avec assez de modestie pour que nous n’éprouvions pas le besoin d’aller au delà de ce récit, avec une suffisante fraternelle sympathie envers ses personnages pour que nous  puissions nous laisser simplement émouvoir par eux, par leurs gestes, par leurs visages et par les humbles décors et les objets sans richesse de leur existence.

Il peint le petit peuple de la banlieue, le monde des gens du voyage, ceux qui partent on ne sait où, mais arrivent quelque part sans doute, dans un endroit misérable peut être, mais où ils vont semer la joie, le rire, chez leurs frères, les petites gens des « fortifs » où ils s’arrêtent. Tout cela pourrait sembler dérisoire, miséreux, voire sordide. Il n’en est rien, le couple d’amoureux qui passe, le chien qui suit en frétillant de la queue, l’home qui pousse la carriole sous la pluie, le clown musicien qui ne peut être que triste, tous ceux là sont campés avec simplicité. Ils sont pleins d’allures dans leur modestie. Il aime aussi les courses arrière –moto, le Strasbourg-Paris, les courses de chevaux. La peinture de Pineau, c’est encore une parcelle de ce Paris insolite que l’on ne connaît plus que par les livres ou le cinéma.

Son œuvre est donc particulièrement émouvante, mais elle ne doit pas son charme uniquement à sa poignante poésie. Alexandre Pineau est un assembleur de tons délicats et, à côté de quelques couleurs vives chante le jeu varié des gris. Les couleurs de Pineau sont nettes, sa composition claire et optimiste malgré la misère ou la pauvreté des personnages et des décors. Tachées souvent de couleurs presque acides sous des ciels ténébreux et lourds de nuages –les gris sont raffinés et leurs nuances subtiles –toutes ses toiles sont empreintes de poésie, d’humour aussi.

Populiste, Alexandre Pineau le fut dès le premier jour où ce mouvement de la pensée prit forme et que résumait ainsi le peintre Truchet dans la préface du premier Salon Populiste en 1932 : « Nous allons vers ce qui est humain, ce qui vit, ce qui souffre ». On conçoit donc aisément qu’Alexandre Pineau,  poussé par sa générosité instinctive,  devait apporter sa pierre à cet édifice nouveau.

 

Add comment août 26th, 2006


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